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font point animés de l’enthoufiafme des arts. Dès lematin , dans toutes les faifons, il fe rendoit au Vaticanoù il étudioit les ouvrages de Raphaël dont fon maîtrelui avoit infpiré l’amour. Il faifoit le foir un cheminfort long pour venir étudier d’après le modèle chez leSacchi, gagnoit enfuite le quartier éloigné qu’il ha-bitoit, & au lieu de prendre du repos , il faifoitdes efquifles pour s’exercer à la compofition.
Jules Romain , Polidore de Caravage, &c. réitè-rent dans l’école de Raphaël tant que vécut ce grandi artifte, quoiqu’eux - mêmes déjà fuffent les plus ha-biles maîtres de Rome ; ainfi Carié Maratte , encoreélève du Sacchi, jouiffoit de la réputation que méri-toient fes talens déjà diftingués & reconnus. D’abordil fe rendit célèbre en qualité de deilinateut, & eutla fatisfa&ion de voir le célèbre fculpteur FrançoisFlamand rechercher fes ouvrages ; bientôt après ilfe fit eftimer en qualité de peintre ; donnant à festableaux tous les foins d’un artifte qui ne travailleque pour la gloire. Déjà même, il avoit des envieux& des détraéleurs. Les juges équitables célébraient lamanière agréable dont il peignoit les Vierges; maisles jaloux foutenoienc que s’il fe renfefmoit dans unfujet fi fimple , c’eft que fon génie étroit &• ftérile nepouvoit fuffire à de plus grandes compofitiofls. Ils i’ap-pelloient avec mépris Carluccio dette Madone. Le partide fes ennemis étoir d’autant plus impofant, qu’il fyvoyoit appuyé par le Bernin, ennemi déclaré de CarieMaratte, parce que ce peintre naiffant avoit pour maî-tre le Sacchi que le Bernin haïffoit. Si Maratte'étoitborné à ne faire que des Vierges, on en pouvoit ac-cufer le Bernin lui-même , qui difpofoit à Rome de>
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