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Tome quatrième.
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toutes les grandes entreprifes , & donnolt, fut*lève de Sacchi , la préférence à des artiftes bien in-ferieurs.

Enfin le Sacchi parvint à obtenir pour fon difcipleun des tableaux du baptiftère de Saint-Jean - de - La-tran , celui qui répréfente la deftruélion des idolespar Conftantin. Cet ouvrage, qui intimida la calomnie,fut fuivi d’autres ouvrages encore plus impottans,& le Bernio, vaincu lui-même par l’opinion géné)raie, ne put s’empêcher de parler favorablement deCarie Maratte au pape Alexandre VII. Rien ne s’oppofaplus à la fortune de ce peintre ; tous les pontifes, quide l'on temps , fiégèrent fur la chaire Romaine furentfes protréleurs, employèrent & récompensèrent festalens Sa réputation fe répandit dans les pays étran-gers , les Cours cherchèrent à fe l’attacher ou voulu-rent du moins avoir de fes ouvrages ; Louis XIVlui demanda le tableau de Daphné, & ne pouvantpofféder cet artifte dans fes Etats, il fe l’attacha enlui donnant la qualité de fon peintre ordinaire.

Quand le Maratte n’auroit rien produit qui méritâtl’eftime de la poftérité, elle ne pourvoit encore lui^•efufer la plus vive reconnoiflar.ee , paifque c’eft à luiqu’elle doit la conferva ion des chefs-d’œuvre de Ra-phaël & d’Annibaî Carrache qui font dans le Vatican& dans les deux Palais Farnefe. Bien des artiftes in-férieurs à Carie Maratte ai.roient dédaigné le méritede fimples reftaurareurs : mais il ne vit que la gloire4e deux grands maîtres qu’il révéroit, & il augmentala tienne en paroiflanr la négliger.

Le pape Clément XI lui conféra pompeufementl’ordre du Chrift au Capitole , .& il voulut que fon

neveu,

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