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Tome quatrième.
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Bcveu j l’abbé , depuis cardinal Albani, prononçâtîe difcours de cette réception. Carie Maratte avoieun deftin correâ , mais on fent qu’il avoir négligél’étude de l’antique, il eft riclte dans lés ordonnan-ces ; mais quoique fes compétitions aient de la no-bielle, & même de la magnificence , elles ont quel-que choie de froid & de recherché, $z n’ont riende l’élans du génie. Il eft aimable , mais foible dansfes expreiïions. Ses airs de têtes ont de la beauté,;celles d’Anges & de Vierges font agréables & tiennentquelque chofe de la grâce. Sa manière eft grande &large, mais quelquefois molle, & les formes ne fontpas fermement décidées» on y trouve la juftelTe, ony cherche le fentiment. Son ftyle eft foigné, maisil tient de la maniéré. Il fe piquoit d’entendre parfai-tement l’art de draper; cependant fes draperies fontlourdes ; on voit qu’elles font le fruit d’une étudequi n’eft pas exempte d’affeélation. Il avoit peu d’in-telligence des reflets. Quelquefois fa couleur eftfoible & tombe dans le gris : c’eft lui qu’on doitaccufer peut-être d’avoir induit fes fucceffeurs à don-ner dans la farine. Ce fut le défaut de fa vieilleffé ;mais la couleur de fes beaux ouvrages eft fuave,argentine & même vigoureufe.

Ce fut un peintre digne de beaucoup d’eftîme, &on peut l’appeller le dernier des Romains : mais l'onefprit avoit peu de force , & il doit ce qu’il a degrand aux grands exemples qu’il a fuivis. Il eft ca-pable de plaire, mais non de maîtrifer l’imaginatioiïpar des beautés fupérieures : il n’a point un caraâèreoriginal, ni cette heureufe infpiration qui impofe auxfpeélateurs le devoir d’admirer! On reconnoît qu’il

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