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Tome quatrième.
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» Defcamps, confifte en une couleur excellente, ena une expreffion vive , par laquelle il rendoit les effets» auffi frappans que finguliers qu’il faififfoit ingénieu-» fement dans la nature. Ses ciels pétillans brillent» à travers les arbres ; fa touche eft franche, 8 c» termine les formes avec finette ; fon feuille eft pointu» & d’un -grand travail. Il régne un flou & une» chaleur rare dans tous fes tableaux, & c’eft peut-»» être dans cette partie qu’il n’a point été furpaffé,» Ses figures font bien deffinées ; il n’y a rien à» defirer pour la correétion des chevaux, des chèvres» & des moutons ; ils font coloriés avec beaucoup» de vérité; ils répandent delà gaité, du mouvement» & de la vie dans tout ce que nous avons de lui,» Des ouvrages d’un fi beau fini & fi nombreux , font» juger, par le peu de temps que l’artifte a vécu,» de l’afliduité & de la vivacité avec lefquelles il» travailloit >5.

Cet habile peintre eft mort en 1672 , vers l’âgede trente-trois ans.

Il a gravé lui-même plufieurs pièces à l’eau-forte.Le Bas a gravé d’après lui le point du jour, 8 c unepetite marine ; Aliamet , les amufemens de l’hiver ;E. de Ghendt, la promenade du prince d’Orange auvillage de Schevelingen.

(213) Claude le FIvre , de l’école Françoife,né à Fontainebleau en 1633 , fut fucceflivement élèvede le Sueur & de Lebrun. Ce dernier maître lu Jconfeilla de fe confacrer au portrait, & le Fèvre a été,dans ce genre , un des meilleurs peintres François.Il joignoit au mérite de la reflemblance, celui de la

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