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Tome quatrième.
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vérité , du fentiment , d’un bon caraélère de deffirt& de la couleur. Pour augmenter fa fortune , ilpaffa à Londres, où il mourut en 1675 , âgé de qua-rante - deux ans. Il a peint auffi des Vierges & desSaintes - Familles. Il a gravé-lui même à l’eau-forte;& les meilleurs graveurs de fon temps ont multipliéun grand nombre de fes portraits.

(2.14) Ciro Ferri, de l’école Romaine, naquità Rome en 1634 , avec une fortune allez confidérable,qui ne ralentit point fon ardeur pour la peinture. Ilfut le plus habile des élèves de Pietre de Cortone.Protégé par tous les papes qui fiégèrent de fon temps,ïl eût pu envahir tous les travaux de Rome , s’ilavoit été avide de profit ; mais il ne l’étoit que degloire. 11 reffembla beaucoup à Pietre de Cortone ,ou plutôt il lui reffembla trop : c’eft la nature, & nondes ouvrages d’artiftes que Fart fe propofe d’imiter.On ne peut- favoir ce qu’auroît été Ciro Ferri, s’il n’yavoit pas eu avant lui un Cortone. Ses ouvrages ontété pris fouvent pour des tableaux de ce maître ; ce quiprouve que, dans aucune partie de l’art, il n’avoitun caractère qui lui fût propre. On le reconnoîtcependant parce qu’il a moins d’élégance, que fonmodèle ; ainfi, le cara&ère qui le diliingue efl: undéfaut.

Il faut pourtant convenir que-c’eft un peintre agréa-ble , qui a de la facilité dans le faire , de la richeffedans les ordonnées , un beau mouvement, un belenchaînement de grouppes , & qui mérite une placehonorable dans l’école Romaine dégénérée: Il s’appli-qua à l’architecture ; pUifieurs palais, pluûeurs autels