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ont été élevés fur fes deffins. 11 mourut à Rome en1689 , âgé do cinquante-cinq ans.
On voit de lui un tableau au cabinet du roi :c’eft une allégorie H la gloire de Louis XIV. Onremarque, dans cet ouvrage qui a beaucoup l’ouffert,une partie du mérite de Pietre de Cortone, mais peud’effet & une lumière trop partagée.
On a un affez grand nombre d’eftampes d’aprèsce peintre. Les plus belles font celles de Corn, Bioe-.snaert & de Spierre.
( 2.15 ) Antoine-François Vander Meuien , dsl’école Flamande , naquit à Bruxelles en 1634. Quoi-que fes parens euffent de la fortune , ils fe prêtèrentvolontiers, à fon goût pour la peinture & le placèrentdans l’école de Pierre Snayers, peintre eftimé pourle genre des hatailles. L’élèye égala fon maître avantmême de fortir de l’école.
Quelques uns de fes ouvrages vinrent en France& l’on en fit fentir le mérite à Colbert, La principaledeftination de tous les arts étoit alors de flatterLouis XIV ; Lebrun fut bien aife d’avoir découvertun peintre capable de repréfenter les batailles gagnéespar les armées de ce prince. Il en parla à Colbert,Sc le miniftre ardent à faifir les occafions de chatouil-ler l’orgueil du foùverain , manda Vander Meuien aParis, le mit fur la lifte des penfions , lui donna un.logement aux Gobelins , & paya richement fes ouvra-,ges. Borner le talent de l’artifte à ne faire , en quel-que forte , que le portrait de batailles réelles , de trou-pes alignées fuivant les règles de la taélique moderne^& vêtues d’un uniforme peu pittorefque, e’étoit met»
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