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Tome cinquième.
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obligés à leur bienfaiteurs, les difciples aux maîtres,les foldatsà lours généraux. A Rome, tous les affran-chis précédoient le convoi du maître qu’ils venoicnt■de perdre & dont ils avoient reçu le bienfait de laliberté. Leurs têtes étoient «ouvertes de chapeaux,ou ceintes de bandelettes de laine blanche. Deshommes riches & faftueux 'accordoient par leur teffa-ment la liberté à un grand nombre d’efclaves, pourfe donner le plaifir de prévoir que leur convoi feraitaccompagné d’un grand nombre d’affranchis. Des dan-feurs & des bouffons ont fait quelquefois, chec lesRomains, partie du cortège funèbre. .

Les perfonnes qui afliftoient au convoi d’un hommediflingué par Ion rang ou par fa fortune portoientordinairement des couronnes. Il y eut des temps oùle deuil fe portoit en blanc , & d’autres où il feportoit en noir. Nous voyons que la couleur blancheétoit conlacrée au deuil dans deux temps bien éloignésl’un de l’autre : celui de Socrate, & celui de Plu-tarque. 1

L’ufage de brûler les morts étoit devenu communchez les Grecs dès le temps d’Homère. Il ne futjamais général chez les Romains ; on fait même queplufieurs familles faifoient conftamment brûler leursmorts, & que d’autres les faifoient inhumer. Maisil falloit toujours pour fatisfaire la fuperftition, &procurer aux mânes le repos dans le féjour des morts,jetter de la terre fur le corps ou fur fes cendres.j- Quand le cortège étoit arrivé au lieu du bûcherou de la fépulture , on appelloit à haute voix le mortpar fon nom. Ces appels s’adreffoient à fon ame ; onles croyoit capables de l’arrêter, ou de la faire ren^