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trer dans le corps qu’elle avoir animé, fi elle n’enétoit pas entièrement Ibrtie, ou fi l’arrêt des deftinslui permottoit de ne pas l’abandonner encore.
Chez les Romains, fi l'e mort étoit un homme illuftre,.on le portoit d’abord à l’endroit de la place publi-que nommé roftres à caufe des roftres ou éperons denavires dont il étoit orné. Là, le convoi s’arrêtoit ;les aftrftans décorés de quelques magiftratures fupé-rieures prenoient place dans leurs chaires curules, &l’un des plus proches parens du mort, montoit à latribune aux harangues, & prononçoit Ion oraifon funè-bre. Les ornemcns d'os magiftratures que le défuntavoît occupées, étoient portés devant lui ; on voyoicfur des chars fon image en cire & celles de tous fesancêtres, vêtues des robes qui diftînguoient les chai-*ges dont ils avoient été décorés. Les Grecs avoientaulfi connu l’ufage de prononcer l’éloge de ceux deleurs citoyens dont les adions & les fervices avoientmérité leur reconnoiftance, & cette coutume de louerles morts excitoit les vivans à mériter des louanges.Périclès prononça l’orai(oa funèbre des Athéniens quiétoient morts pour leur patrie d'ans une guerre quelui-même avoit fufeitée. On peut croire que Thu-cydide n’a fait qu’abréger ce difeours dont il nousa confervé la fûbftance : on fe plaît à retrouver^dans l'on hiftoîre , quelques traits de l’éloquenced’un homme qui fut conduire à fon gré fi longtempsle peuple le plus fpirituel & le plus inccnfiant dèla Grèce : mais on tombe à cet égard dans un douteaffligeant, quand on penfe à l’infidélité dès ancienshiftoriens pour les difeours qu’ils rapportoienc.
Les bûchers étoient de forme quarrée-, & le feas.
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