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Tome cinquième.
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d°nt étoient placées les buçhes fe çontrarlok alterna.tivement à chacun des lits qui le compolbient. L’af*pcd défagréable de çes buçhes étpit diflipiulé par desguirlandes de .verdure & de fleurs. Ils avoien;fpuvenr plufieurs étages. Ceux des Empereurs Romainsen avaient trois ou quatre qui diminuoicnt par de-;grés en forme de pyramide Ils étojent intérieurementdécorés d’ordres d’architedure, & avoient quelque-fois l’apparença de palaiç lblides. Au dernier étagedu bûcher étoit retenu un aigle par des liens fubtil*qui lui rendoient la liberté dès que les flammes com,-?merçoient à les gagner. Alors l’aigle prenoit fon voldans .es sqrs, & le peuple fuperflltieux ççoyoit queç’étoit l’ame de l’Empereur qu’elle voyoit s’élancer-vers le ciel & que fon tyran devenoit uq Dieu.

. On jettoit fur le bûcher des préfens & quelques-pnes des choies qui avoient étç agreables .au défunt.M. l’Abbé Barthélemy eft fidèle peintre du cqftume^quand il fuppofe qu’on jetta fur le bûcher de Thé-laïre quelques - unes de fes robes, On bruloit aveqles guerriers celles de leurs armes qui pouvoient êtreconfumées : on iminoloit des vidimes qui dévoientêtre aveç lui dévorées par les flammes. Dans lestemps héroïques, c’eft-à-dire barbares , on croyoifchonorer le mort en lui rectifiant des vidimes hu-maines. Achille fit brûler fur le bûcher de. Patrocle. quatre chevaux x deux chiens, & douze jeunes pri—fonniers.

Dans tous les temps, on arrofoit le bûcher de vin x& quelquefois de miel & de lait ; on y jettoit de*parfums & des bois de fenteur pour difiiper la mau-vaife odeur qu’il aurait exhaléç. Quand le corps çtoit