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Tome cinquième.
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qui étoit en même temps le plus célèbre de leurspeintres d’hiftoire. Il paroît feulement que , dans ledernier fiècle de la république Romaine, une artifteGrecque, Lala de Cyzique , fe borna au genre duforerait.

Après la renaiflance des arts chez les modernes, ilfe pafla un temps fort long fans que le portrait fûtregardé comme une claffe particulière de l’art; c’étoitles peintres d’hiftoire qui faifoient aufli le portrait.Les peintres qui fe diftinguèrent le plus dans' cettepartie furent Raphaël, le Titien , Holbéen, Albert-Durer, le Tintoret, Paul-Véronèfe ; & c’étoient cesmêmes peintres qui fe diftinguoient aufli le plus dansla partie de l’hiftoire. Van-Dyck lui-même , fi célèbrepar la beauté de fes portraits , éroj^ l’un des meil-leurs peintres d’hiftoire de fon temps & de fon pays,& c’eft allez improprement qu’on le défigne d’une ma-nière fpéciale comme peintre de portraits : les circonf-tances feules l’obligèrent à fe renfermer dans cettepartie de l’art lorfqu’il fe fut établi en Angleterre ;& l’on fait que, même alors, il chercha les occa-fions de revenir à la partie de l’hiftoire.

Tant que le portrait fut traité par les peintres d’hil-toire, il le fut aufli de la même manière , & Raphaël,le Titien , le Véronèfe ne fe doutoient pas qu’il pûty avoir une manière fpécialement affèâée à cettepartie de l’art. Ils voyoient la nature d’une manièreaufli grande dans le portrait que dans l’hiftoire, ilsle traitoient avec la même largeur de pinceau, ilsdonnoient la même grandeur, le même ftyle aux plisdes draperies, ils ne donnoient ni plus ni moins devaleur aux accefloires : enfin s’ils obfervoient quelque

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