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Tome cinquième.
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P O R

ÎJuî ne feront pas les mômes ; la noblelfe de leursConceptions, portera dans fon ame une noblelfe plusfière , 8c le génie parlera au génie.

Quand l’artifte a déterminé l’eniemble de for. ou-vrage, l’attitude & l’exprelfion de chaque figure, ilpeut fuivre le confeil que lui donne un artifte , M.Reynolds. » Je voudtois qu’alors , dit-il, il jettât là» vue fur le pont-feuille ou fur le cahier datis lequel» il a dépofé toutes les inventions heureufbs & toutes» les attitudes expreftives 8i peu communes qu’il peut» avoir raffemblées dans le cours de fes études : non- 1)> feulement parce qu’il pourra prendre de ces études» ce qui convieht à fon ouvrage, mais encore à caufè>> du grand avantage qu’il en retirera, en s'identifiant,» pour ainfi dire, les idées des grands attiftes 8c ert» recevant d’eux une infpiration qui lui fera inventer» d’autres figures du même ftyle. (L)

PORTRAIT, (lubft. ihafc.) le talent d’imiter ufiètôte individuelle, & d’en rendre fidellement làrelfemblance caraétériftique , eh forte qu’elle puiflsÊtre aifément reconnue pour celle de la perfonhe donton s’eft propofé de rendre les traits, eft ce qui conf-tituc le genre du portrait. Je dis le genre ; car léportrait eft devenu une branche particulière del’art, & ce qu’on appelle un genre dans ^idiome déla peinture.

Les anciens ne connoilfoient point cette div-ifion tchea les Grecs , ces grands maîtres de Part, H rtfyavoit point de mots pour exprimer les idées que nousrendons f par peindre le portrait , peintre de portraits ,Le plus célèbre de leurs peintres de portraits fut Apelle,Tome V. K