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fera plus une figure en aftion , mais ufte figüre quicontrefait une aélion : elle feroit maniérée quand mêmel’artifte la rendroit avec la précifion la plus éloignéede la manière. Il eft certain auffi qu’elle perdra labeauté, puifque la nature elle-même ne la conlèrveque dans les mouveniens faciles, & qu’elle la perd)dès qu’elle eft obligée de faire des efforts.
' Nous croyons devoir, rapporter ici une obfervationtrès-jufte de M. d’Hancarville, qui a vu en favant& en homme fenfible un grand nombre demonumensantiques. » Dans l’a&ion, dit - il, que les anciens» donnèrent à leurs figures, ils eurent foin de cher-» cher les moindres mouvemcns qui pouvoient l’exé-» cuteri & par ce moyen, à la beauté qui charme,» ils unirent la grâce qui féduit. D’une infinité de» ftatues antiques que nous avons examinées avec foin ,» nous n’en avons pas vu une feule où l’artifte ait» pofé fon modèle dans l’intention de montrer fa» fcience dans l’art-, mais par-tout il femble avoira> cherché la pofition la moins gênée qu’il étoit pofli-» ble, & cependant la plus propre à exécuter ce qu’il» avoit à faire. Par ce moyen, les ftatuaires’donnè-» rent de la noblefie à leurs figures, fans rien dimi*» nuer de l’expreflion qu’elles dévoient avoir, &» rencontrèrent la grâce , en fuyant l’effeélation ».(L.)
POSER ( v. aâ. ) Pofet le modèle , le placer dansl’aâion dont on veut faire une étude. Depuis qu’ungoût vicieux a remplacé la fage pratique des plusgrands maîtres, & que des principes dé conventionont fuccédé à l’imitation vraie de la nature, l’art
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