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hardis & de grandes vérités , d’où réfulte l’apparencede la nature.
Si [l’artifle vouloit entrer dans le détail des plu»petites vérités, ou s’il s’en tenoît à vouloir tracer la-borieufemcnt la vérité pure des formes , il totnberoiedans une maigreur, dans une fécherelfe que ne con-nuît point la nature, 8c il avertiroit lui-même qu’ilne fait que, mentir.
Mais s’il eft fi difficile d’exprimer par le difcourice que les artiftes entendent par la précifion dans lesformes , comment faire comprendre aux perfonnesétrangères aux arts ce que c’eli: que le fentiment quil’anime & la vivifie ? ( L, )
PRÉJUGÉ, ( fubft. mafc. ) « Ce mot fe prend» en général, en mauvaife part, pour marquer une» prédileétion qui n’elt fondée ni fur la raifon ni» fur la nature , en faveur d’un certain maître ou» d’une manière particulière. Puifque cette prédileêlion.» n’eft pas fondée fur la raifon, il faut employer tou-» tes nos forces à nous en délivrer : mais on ne peut» guère efpérer d’extirper entièrement, dans un âge» avancé, des idées auxquelles on a laiflë prendre da» fortes racines pendant tout le temps de la jeuneffe-» Cette difficulté de vaincre le préjugé doit être» comprife entre les caufes qui rendent la perfeûion» fi rare.
» Celui qui veut faire de rapides progrès dans» quelque art pu dans quelque fcience , doit com-• V mencer par mettre une grande confiance dans le» maître q H i ft charge de l’inflruire & même avoir