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» un certain préjuge en fa faveur : mais vouloir con-'» tinuer toujours à le»regarder comme infaillible,'» ce feroit refter toujours dans un état d’enfance.
» Il eft impolfible de marquer le moment où l’ar-» tifte doit commencer à fe hafarder d’examiner &» de critiquer les ouvrages de fon maître, ou même» les chefs-d’œuvre de l’ait : nous pouvons feulement» dire qu’il acquiert ce droit par degrés. L’élève de-» vient libre à mefure qu’il apprend à analyfer la» perfe&ion des maîtres qu’il eftime; à mefure qu*ii» parvient à diftinguer exa&ement en quoi conflitssucette perfe&ion, & à la réduire à quelque règle» certaine, & à quelqu’objet fixe .de comparaifon.» Quand il fe fera une fois rendu propres les princi-9 pes des maîtres qu’il étudie, il s’appercevra do» toutes les occafions où ils s’en écartent, de toutes» celles où ils manquent d’y atteindre. De forte que» c’elt véritablement par l’extrême admiration, par» l’aveugle déférence qu’il a eue d’abord pour ces9 maîtres, & fans lefquelles il n’turoit jamais eu» cette application excelfive pour découvrir les règles» & le but de leurs produétion»; c’ell, dis-je, par» cette admiration & par cette déférence , qu’il fe» trouve en état, fi je puis m’exprimer ainfi , de s’é*» manciper à fe placer au deflus d’eux , & à devenir» le juge de ceux dont il a été d’abord l’humble» difciple ». Note de M. Reynolds, fur le po'e'me deVart de peindre , par Dufrefnoy.
Mais s’il cft difficile de fecouer les préjugés quel’on a conçus en faveur d’un ou de plufieurs maîtres,combien ne l’eft - il pas davantage de fecouer ceuxd’une école entière ? On peut oiîtae êrfe né dans