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Tome cinquième.
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Cible que le Tintoret. On n’annonce pas aufli fièfë-ment les formes fans les bien connoître. Mais ilfaerifia la pureté du delTin à celle de la couleur qu’ilplaçoit du pinceau le plus vif & le plus hardi i auflitient-il un des rangs les plus illûflres entre les colo-ïiftesj & il doit bien - plus fa réputation à la prejleffequ’à la perfedion de fes ouvrages. On peut critiquerfes fautes ; on peut Ce plaindre de. ce qui manquéà fes ouvrages qui fetnbient moins faits que jettes Smais il étonne , & on l’applaudit.

Ainli la prejleffe a deux avantages ; celui d’excîtefla forte d’admiration qu’infpire une dextérité peucommune, & celui de laiiTer aux couleurs le charmede leur virginité. Mais elle a deux grands Inconvé*tiiens : celui de nuire à la grande cotredion dudeflin, celui de ne pas être compatible avec la grandefineffe de l’expteflion.

« Le deflin exige , dit Mengs , ufte grande patienceb & beaucoup de réflexion pour bien mettre enfemblen les différentes parties , & le tout », Mais eft - 11poflibie de rechercher la plus grande pureté des for-mes , leur accord, leur flexibilité; d’être toujours furTes gardes pour ne pas fortir du trait qui feul peutêtre jufte, fans qu’aucun autre puilfe le fuppléer ;pour ne pas feulement parvenir à la corredioh, maispour s’élever même à la beauté; & de placer & fondreen même temps les couleurs avec cette prejleffe quiménage leur éclat ?

Les exprefiions fortes peuvent s’accorder avec laprejleffe- Elles peuvent être regardées comme dé*exagérations qui ajoutent une forte de charge à lamature, & qui la rendent plus facile à faifir que

lorfqu’ello