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Tome cinquième.
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de fon entreprife, qui en auroient eu à lui pré-parer.

Ainfi , l’obligation n’étant pas accomplie par la dé-fenfe de continuer l’ouvrage -, il t'emble jufte quela condition du prix convenu foit aufli annullée •,que les ouvrages faits foiént payés fuivant une nou-velle eftimation, & que l’artifte 'bit dédommagé defon efpérance fruftrée, qui faifoit la baie de toutes lesconditions du marché.

La condition du temps dans l’efpace duquel on doitrendre un ouvrage, efl Couvent une claufe d’obli*gâtions dans les ouvrages de l’art* Cependant , il lefaut avouer, cette claufe tourne à la honte de celuiqui l’exige : en effet, il faut bien peu connoître lanature des travaux d’efprit pour limiter un tems pourleur exécution. Qui fçait celui qu’on doit employeraux produélions du génie ? qui connoît le tems qu’ondoit fixer pour les differents individus qui font defti-nés à les enfanter ? Sur tout cela on a des précomptionsfi légères, fi incertaines, qu’on ne peut propoler detems fixe fans prouver une grande ignorance dans lesouvrages de l’art, & une grande inexpérience dansleur pratique. Mais, dira -1 - on , il efl évident que leDominiquin , plus lent dans fes inventions, plusexad dans fon exécution, auroit demandé plus de temspour opérer que Lanfranc fon condifciple &fon rival,qui, plus abondant & moins châtié, avoit un talentmoins précieux , mais plus facile. Les principes dece raifonnement font vrâis , la cotiféquence en eflfauffe. Car il feroit très-poflible que Lanfranc, mal-gré l’avantageufe facilité qui l’auroit porté à deman-der moins de temps que le Dominiquin, pour un ta-,