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Tome cinquième.
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Weau de même nature, eût cependant été aufli longà en faire jouir l’acquéreur, parce que n’étant pascontent du premier ni du fécond jet de fon imagina-tion , il aurait été obligé de conlommer beaucoup, detemps en recommençant fon ouvrage.

Ainfi fans parler des forces majeures, telles queles événemens publics, les chagrins de famille, lesmaladies qui font des caules de retard contre les-quelles il n’y a point d’action favorable, il faut avouerque toute convention de temps dans une obligation•ontraâée pour un ouvrage d’efprit, ell illufoire,abfurde, & même nuifible à l’ouvrage. Je dis nuifible ,parce que fi l’artifte a la foiblefle de s’occuper de«ette convention en opérant , il peut en réfulterqu’il fe hâtera, & négligera , afin de l’accomplir,tous les moyens néceflaires pour améliorer fa pro-duélion. Pourroit-on admettre qu’un artifie doit êtrepuni pour s’être témérairement engagé pour un tempsdont l’efpace étoit infuffifant pour bien faire !

II y a cependant un cas où l’artifte peut êtr»aftionné avec avantage : c’eft celui où il fe feraitchargé d’un ouvrage , fous la volonté d’un entre-preneur, qui lui-même fe ferait engagé à le rendrepour un certain temps. Ainfi Paul peintre, entrepre-neur d’une municipalité, s’engage à terminer la dé-coration néceffaire à une fête qui fe fera à terme fixe.Pour les figures qui doivent entrer dans cette décora-tion & qu’on veut qui foient d’un mérite diftingué ,®n s’adrefl'e à unj (homme capable de remplir ce bur.On fait que Michel-An'ge, fes élèves, Rubens & au-tres peintres du premier ordre , n’ont pas dédaignéce genre de travail. Le temps arrivé ou prêt à expirer,