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l’ouvrage n’eft pas fini. Dans la crainte de manquerà Tes engagemens, Paul fe voit forcé d’employer d’au-tres mains.
Dans cette hyporhèfc, il paroît décidé quel’artiftedont la faute ejlfimple ( i ) & fans mauvaife volontéprouvée, ne doit pas perdre tout le fruit du travailqu’il aura fait, & ne doit être tenu que des dom-mages & intérêts réfultans du prix que Paul a payé àceux qui ont fupléé. Mais fi l’ouvrage n’a pu être ter-miné , les dommages-intérêts confifleront dans la perteque Paul aura fottffert , & dans le gain, dont il aurapu être prive.
Les dommages-intérêts feront ejlimés avec beau-coup de modération , fi l’on ne peut accufer Panifieque de lenteur & de négligence. Mais fi l’on peutprouver l’envie de nuire à Paul l’entrepreneur, alorsils s’ejliment dans la plus grande rigueur.
Ce qui vient d’être dit du retard volontaire eft ap-plicable à tous les artiftes. Quant aux retards invo-lontaires, ils varient félon la nature de l’art. Ainfipour un ftatuairfe, l’inconvénient de la gelée fur fonmodèle, la fraéfure de la pierre ou du marbre, enfinl’abfence des ouvriers qu’il eft obligé d’employer >font des évenemens pour railbn defquels il feroitinjufte d’intenter un procès.
La gravure eft expofée à des inconvéniens relatifs àl’opération de l’eau-foite ; à des défauts particuliers ducuivre, défauts qu’il eft difficile de prévoir; à desaccidens qui peuvent gâter des travaux qu’on fera
(i) Pothier, idem. Paît. I, Ch. II, $ 160 Sc 169,
long