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dans lequel uh auteur artifte auroit le courage d’êxà 1miner fcrupuleufement les mefures générales & parti-culières de quelques belles ftatlres, de les faire gravercomparativement fur une grande échelle de la manièrela plus méthodique & la plus claire; d’examiner enfuitftaufii fcrupuleufement les détails diffus & prefqn’inin-telligibles d’Albert Durer, enfuite ce qu’a dit Léo-nard de Vinci, & de réduire enfin à leur jufte va*,leur, d’après les antiques, tous les ouvrages didaéli*-ques de ce genre, ainfi que celui de Paul Lomazzo,dont la prolixité eft telle que les artiftes les pluslaborieux & les plus intelligens doivent en êtrerebutés.
Gérard Audran a donné une efquiffe de l’ouvrageque je viens de défigner ; mais cet eflai n’a pas étéfait comme il l’avoit projetté lui-même, & la partiecritique, dont j’ai parlé y manque. On a eu recoursjufqu’à préfent, dans les ouvrages de la nature decelui-ci, à ce que de Piles a dit fur cet objet dansles remarques dont il a enrichi le poëme de Du-frefnoy ; je puiferai dans la même fource, n’ayant pasle tems néceffaire pour fuppléer à ce qui nous man-que, qui demande un traité à part> accompagné d’untrès-grand nombre de figures.
Voici donc, d’après de Piles, quelques details furles proportions qui en donneront une idée a ceux quine les connoiffcnt pas & qui ont peu de notions furcet objet. Quant aux artiftes, s’ils ne s’en contententpas, cette difpoütion tournera fan3 doute au profit deleur inftru&ion , parce qu’alors ils prendront eux-mêmes le foin de mefurer les antiques dont les co-pies moulées font très juftes, & de les comparer avec
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