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fi la foin qu’exige cette propreté embarraffe la mar-che de l’imagination, fi elle refroidit l’inipiration dugénie, l’Artifte trop occupe de peindre proprement,refleipble à l’homme qui, empêtré ( fi l’on peut s’ex-primer ainfi ) dans fa parure, n’ofe prefque marcher,pour ne pas en déranger l’économie.
S’il faut donc recommander la propreté qui regardele choix des couleurs,' les foins de leur préparation& celui des uftenfiles qui fervent à les employer; fil’on peut même recommander aux peintres une propretégénérale qu’ils font acculés de trop négliger; il fautles prévenir des incottvéniens d’une propreté troprecherchée dans leur travail, qui, devenue habi-tuelle, ne peut.manquer de refroidir leurs ouvrages.
Dans les vertus même les plus effentielles, >1 eneft dont l’excès a des inconvéniens fenfibles ; il fauty mettre une melure & cette mefure jufte eft, en. quelque façon, la vertu des vertus. ( Article de M .Watelet )
PUR ( adj. ) PURETÉ ( fubft. fem. ) La pureté fe.-rapporte au defiin ; c’eft une qualité fupérieure à lacorre&ion. L’abfence de fautes conftitue celle-ci ; maisla pureté fuppofe l’élégance & la beauté. L’antiqueeft pur; on n’oferoit accorder le même élogqpà biendes maîtres, qu’on ne peut acculer d’incorreâtion.
PYRAMIDE ( fubft. fem. ) Ce mol eft dérivé duGrec >srvp , qui fignifie le feu. Tout le monde cennoicà peu-près la forme des pyramides d’Egypte ; leur bâfelarge & leur tommet aigu repréfentent affei bienla figure qu’affeôe la flamme en s’élevant, Se c’eftà cette figure qu’elles doivent leur nom.
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