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Tome cinquième.
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RAP 28/

ians les autres endroits , elles feront ménagées relati-vement au ton & à la nature des mafles, enfort»qu’elles ne les altèrent point par des contraires tropexpliqués.

Quel doit être le rapport mutuel de ces trois prin-cipales nuancesï Quelles doivent être leurs proportion*relatives ?

Pour réduire cette idée à la valeur d’une maximeprécife, dont néanmoins l’observation ne doit pas êtrefaite dans une exactitude arithmétique, parce que lesopérations du génie ne font point des- affaires de cal-cul, divifons en trois degrés les trois tons; clair,demi-teinte & obfcur.

Dans l’effai de ce fyftême, dont l’objet eft de re-chercher s’il n’y auroit point de règle invariablepour tirer d’un tableau des effets brillans, nous efti-mons que fi l’on donne , par exemple , fu portionsde lumière & de couleur à la maffe principale, ilfaut l’environner de neuf portions de demi-teintesqui font une moitié en fus de celles qu’on a donnéesà la lumière St leur affocier douze portions d’obfcur;c’eft-à-dire, le double de ce que comporte la malledominante. Les couleurs conduites & ménagées dansces proportions , plus ou moins exaéies, fuivant lanature des circonftances, fuivant la fuggeftion dugénie , & les confeils de l’intelligence, ne manque-ront pas de produire du piquant dans les effets, & dedonner à fhaque nuance toute la force, tout le bril-lant dont elle peut être fufceptible.

Les Tableaux de Rubens , & ceux de plufieursgrands maîtres qui fe font diftingués dans la partiedu coloris, renferment ce précepte. Ils l’ont fans doute