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Tome cinquième.
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pris eux-mêmes dans la nature, ils ne l’autoient pasconftamment pratiqué, fi les fuccès & une expérienceconfommc'e ne les y avoient confirmés.

On peut fuivre une autre marche dans les tableauxreprcfentant des fujets qui le paffcnt en plaine cam-pagne, fi l’on veut produire des effets vrais. La partiedu clair 8c des couleurs les plus brillantes doit êtrefort étendue ; celle des tons obfctirs & des tons Lourds,mais vigoureux, peut n’être qu’égale en volume, pourvuque la mafle des demi-teintes & des nuances rompuesfoit aufii large & aufli étendue que la totalité du clair& du brun pris dans leur enfemble. Dans le grandjour, où le foleil répand partout Les rayons, les om-bres font la plupart réflétées, & ne prennent que lavaleur des demi-teintes. Elles font conféquemmencd’un volume très-confidérable, puifqu’elles le confon-dent avec les demi-teintes réelles , qui font les lu-mières fécondés. Il ne refte donc, pour recevoir le*plus grands bruns, que les endroits privés de lumièrepar des accidens faéliees, & ceux où les reflets nefauroient parvenir ni être apperçus. ..

Les principes changent à l’égard des fujets qui fepaffent la nuit, & qui font éclairés d’une lumière ar-tificielle; ces principes font plus bornés 8c en mêmetemps moins connus. La difficulté d’étudier les diversaccidens que produit une lumière artificielle, quandil s’agit du tout-enfemble d’une fcène noflurne, effun obftacle à la bien rendre. Il.eft vrai qu’on a lareffource de modèler le fujet en efltier avant quede le peindre. Ce moyen, que plufieurs grands maî-tres ont employé, facilite la découverte des accidensde lumière, & met l’artifte à portée d’en rendre la