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travaillé pour Ta patrie. Nous n’avons pu apprendreen quelle année , ni dans quelle ville il avoir prisnaiflance. On prétend que quelques dégoûts qu’iléprouva en France de la part de fes confrères, l’en-gagèrent à porter fes talens à Rome. Il eft vraifem-blable qu’il connoiflbit déjà cette patrie des arts, &qu’il y avoit fait fes premières études. Scs talens yfurent eftimés, & il eut l’honneur d’avoir le Berninpour émule, lorfqu’il y fit la belle figure de Saint-Jean-de-Latran. Ce n’étoit pas une foible gloire d’êtrejugé digne, par les Italiens eux-mêmes, d’entreren combat d’émulation avec un artifte qui, fuivanceux, n’avoit point alors d’égal.
La France artifte remporta encore à Rome un nou-veau triomphe. Les Jéfuites voulurent décorer de deuxgrouppes, compofés chacun de cinq figures, l’autelde Saint-Ignace qu’ils faifoient élever dans l’églifedu Jéfus. Ils proposèrent ces ouvrages au concoursles plus célèbres fculpteurs d’Italie fe préfentèrent dansla lice, & deux François obtinrent la palme-, l’unétoit le Gros, & l’autre Théodon , alors fculpteur dela fabrique de Saint-Pierre. Leurs deux grouppes (ontcités entre les chefs - d’œuvre de la Rome moderne.Celui de Théodon repréfente la foi qui foudroyél’idolâtrie, exprimée par une figure de femme quife termine en ferpent : près d’elle eft un roi duJapon qui fe foumet à la foi chrétienne.
Il a fait, pour le Mont-de-P:été , un bas-reliefrepréfentant les enfans de Jacob , accufés du vol d’unecoupe d’or, & amenés devant Jofeph , leur frère. IIa au fit orne d’un bas-relief le tombeau de la fameuf*Cbriftine, reine de Suède»