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Tome cinquième.
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grande partie de fa réputation à fes talens, mais il fiecontribuer aufli à fa célébrité la fouplefl'e de fon ca-radère.

Il naquit en 1630 àTroies en Champagne. Son pèrequi étoit fondeur , croyoit que les arts ouvroient' uneroute trop incertaine pour aller à la fortune, & quel’état de procureur en offroit une plus affurée. Ce fut àcette profefiion qu’il deftina fon fils, & il le mit quelquetemps en apprentifiage de chicane: vaincu enfin parles inftances du jeune homme, il confentit à le placerchez un menuifier fculpteur ; mais dans l’efpérance dele rebuter, il pria le maître de l’employer aux travauxles plus pénibles & les plus défagréables. Le menui-lier, à qui les talens de l’élève devinrent bientôtutiles, fe rendit fon appui auprès de fon père, & lejeune homme obtint la liberté de fuivre fon penchant.

Il auroit fait peu de progrès dans une ièmblableécole, s’il n’avoit pas eu d’autres fecours : mais leséglifesde Troies lui ofl’roient pour objet d’imitation & d’étudeun très-grand nombre de flatues d’un bon ftyle. Laitesdans le feizieme fiecle , elles font l’ouvrage de deux ar-tiftes dont on n’a retenu que les noms. L’un, nommeGentil, étoit de Traies, & fon goût formé fur l’antique,témoigne qu’il avoit été en Italie: l’autre, nommé Dome-nico, étoit Florentin, avoit été amené en France parMaître Roux & s’étoit attaché au Primatice. Guidé parces modèles, Girardon, fans être encore forti de faville natale, fit une flatue de la Vierge que fa familleçonferve encore, &quiefl recommandable par la légè-reté des draperies.

Son maître eut occafion de travailler, à quatre lieuesdç Troies, au château de Saint-Liébaut, qui apparie-»