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Tome cinquième.
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noit iu chancelier Séguier; il ne manqua pas clefmener avec lui fon élève, & ce voyage fut, pour lejeune homme, l’occafion de fa fortune. Le chancelierreconnut les henreufes difpofttions, & lui fit faire levoyage de Rome à fes frais. Le fouple Girardon s’étü-dia dans cette ville à gagner l’amitié de Mignard. Deretour en France, il reçut du chancelier une penfionfurie fceau, & pour gagner l’utile amitié de le Brun,qui étoit aimé de cemagiflrat, il eut pour lui les com-plaifances d’un élève, affeéla de ne paroître travaillerque d’après fes confeils, de le regarder comme fonmaître, & d’adopter fon goût de deffin, qu’on peutmême reconnoître dans les ouvrages où il étoit librede fe livrer à fon propre goût : il avoit fini par ferendre propre cette manière qu’il avoit tant de foisfuivie par politique.

Les hommes bas & flateurs font ordinairement en-vieux : Girardon le fut du Puget, quand cet at-tire , dont il ne pouvoit égaler le génie ni la fièreexécution , parut à la cour -, il fut effrayé de l’appa-rition d’un tel rival, & on lui attribue, comme àleur premier auteur, les dégoûts qu’éprouva le fta-tuaire provençal, qui lui rendirent odieux les artiftesde Paris, & l’engagèrent à renoncer aux travauxde la cour. )

Les deux ftatues, grandes comme nature, qui dé-corent la chapelle de Notre-Dame-de-la-Paix, auxCapucins de la rue Saint-Honoré, font les premiersouvrages de Girardon ; il en fût chargé à Ion retourde Rome. C’efl de lui que font quatre figures desbains d’Apollon: il fut, dans cette entreprii’e, déclaréle vainqueur de les rivaux, & reçut des. maiaa à»

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