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touîs XIV, le prix d’honneur confiant en unehourfe de trois cens louis : les frères Marty n’au-roient pas été indignes de le partager.
La faveur de Cirardon baiflfa avec celle de le Brunk la mort de Colbert ; Louvois, au lieu de conl’ultetle premier peintre, donnoit toute fa confiance à Man-lard: Girardon eut fouvent l’humiliation d’être chargédes ouvrages peu recherchés par les rivaux ; mais ilavoit trop de réputation pour ne pas continuer d’êtreemployé.
Quand Mignard devint premier peintre, Girardon futl’humble courtifan decet artifte, comme il l’avoit étéde le Brun, ennemi de Mignard. On prétend que lepeintre n’exerçoit pas avec modeltic l’empire que luidonnoit le ftacuaire; il affe&oit avec lui l’orgueil d’unartifte fupérieur fur un ouvrier fubalterne , & peut-être goûtoit-il quelque plaifir à humilier l’artifte qu!fe dégradoit & qui, après l’avoir flatté lui-même, s’étoicreconnu la créature de le Brun.
Mais cédons de nous arrêter fur les folbleffes du fta-tuaire & ne nous occupons que de fes ouvrages. L’unde ceux qui ont le plus contribué à fa réputation, eftle maufolée de Richelieu dans l’églife de la Sorbonne :la compofition eft de le Brun, mais on fait combienil y a loin d’un defiin à l’exécution d’un ouvragede fculpture.
La ftatue équeftre de Louis XIV, érigée dans la placede Vendôme, eft l’un des monumens célèbres de Pa-ris; elle a vingt-un pieds de haut, & c’eft la premier»de cette grandeur qui ait été fondue d’un feul jet, aumoins par les modernes. On fait que Girardon a un pet»Vit on ne cet ouvrage ; mais qu’importe les premières