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Tome cinquième.
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Vefter auprès de fon époux. Ce fut cet a£le de pudeurqu’Jcare confacra par une ftarue.

Une ftatue bien remarquable étoit celle que l’onvoyoit à Corinthe dans le temple de Pallas. Elle étoitde bois, comme tous les morceaux oui remoncoientà des ftècles reculés-, on peut croire qu’elle n’étoit pasdiftinguée par la beauté du travail; ce qui méritél’attention des curieux de l’antiquité, c’eft la manièredont l’arcifte avoit exprimé que Jupiter domine lur laterre, dans le ciel & fur la mer, & que rien dece qui s’y paffe ne lui peut être caché. Il avoitdonné à ce Dieu trois yeux, dont l’un étoit placé aumilieu du front. On croyoit que cette ftatue avoitété placée à Troie dans le veftib'ule du Paîaisde Priant•& que ce fut aux pieds de ce fimulacre que ce princefe réfugia lors de la prii'e d’ilion. On ajoutoit quedans le partage du butin , elle étoit échue à Sthénélus,fils de Capanée. Troie fut prife fuivant les marbresd’Arondel 1209 ans avant notre ère, & en admet-tant la tradition rapportée par Paufanias, la ftatue pou-voir remonter à une époque bien plus reculée, puif-qu’elle pouvoit avoir été confacrée par les ancêtres dePriam. t

Une autre ftatue étrangère fut apportée vers le mêmetemps dans la Grèce; c’étoit cette fameufe ftatue deDiane devant laquelle on avoit facrifié des étrangersen Tauride. On croyoit que c’étoit la même qu’onvoyoit encore du temps de Paufanias, à Athènes,dans le bourg nommé Jîrauron : elle n’étoit que debois.

(3) Eféus , cet arüfte qui fuivit les Grecs au liège