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Tome cinquième.
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» écoit - elle travaillée d’un côté différemment que» de l’autre, & cela à une fin religieufe ; le peuple,» qui né favoit pas le fecret, y voyoit un miràéle ».Cette interprétation fuppoferoit qu’on ne fortoit pas par3a même porte qu’on étoit entré; car fi* en fortant,on s’étoic retrouvé à la même place qu’on avoit oc-cupée en entrant, & qu’alors on fe fût retourné, lafigure fe feroit montrée avec fa première expreffion detriftefie. Je croirois donc que la double expreffion de3a Diane de Chio eft un de ces contes qu’il vautmieux ne pas croire que de chercher à les expli-quer.

Quoique les deux frères Bupale & Athénis remon-tafîent à une afTez haute antiquité, on peut croirequ’ils étoient loin d’être fans mérite puifque plufieursde leurs ftatues furent apportées & confacrées à Romeoù l’on ne devoit tirer de la Grece que des ouvragesde choix. On voyoit de leurs ftatues dans le templed’Apollon fur le mont palatin & dans prefque tousles temples qui furent conftruits par Augufte. Les lec-teurs de Pline doivent être portés à croire que lesouvrages de fculpture ne méritèrent aucune confidérationavant le temps de Pcriclès : mais cet écrivain fuivoitfans doute des auteurs athéniens qui ne datoient l’ori-gine de l’art que du moment où leur ville fut rétablieaprès l’expédition de Xerxcs. Ils n’avoient pas confervéle fouvenir des ouvrages qui dccoroienc Athènes avantqu’elle eût été détruite par le confeil d’Epaminondas.

Ce fut Bupale qui fit le premier à Smyrne un ftatuede la Fortune: il l’avoit repréfentée tenant d’une mainla corne d’Amaîthée, & ayant le pôle fur la tête.Ce polé étoit furmenté d’un axe qui fervoit de Gnomon.