Band 
Tome cinquième.
Seite
604
JPEG-Download
 

fa*. S C U

des ftatues de Grecs & d’étrangers qui avoientétéenne-*mis : Achille étoit oppofé à Memnon ; Ulylle à Hélé-nus; Ménélas à Pâlis; Diomède à Enée ; Ajax à Deï*phobe : fous ces ouvrages étoient de Myron ; c’étolentdes offrandes des Apolloniates de l’Ionie qui payèrentainli la dixme du butin qu’ils avaient fait à Thro-nium , ville de l’Abantis. Mais on regardoit commeles plus admirables ouvrages de ce ftatuaire un Bac-chus à Thefpies , 8c une ftatue d’Erccthée à Athènes.Us furent cependant moins célébrés que fa fameufevache , que les poètes chantèrent à l’envi. On doit auflîranger entre ceux de fes ouvrages qu’on regardoitComme les plus précieux , une ftatue d’Apollon queMarc-Antoine enleva aux Ephéfiens, & qui leur futreftituée par Augufte. Pline dit qu’à Smyrne, unevieille femme ivre, ouvrage en bronze de Myron,étoit un morceau du premier ordre. Ce ftatuaire tra-vailloit le bois & le marbre, & fondoit des ftatuesen airain.

(19) PotvciETE de Srcyone, élève d’Agelades,ne doit pas être confondu avec les deux Polyclètesd’Argos. Il eft bien certain que Pline eft tombédans cette confufion, & qu’il a donné au premierde ces artiftes ce qui appartient à l’un des deux autres.» l’olyclète de Sicyone , dit-il, a fait un Dtadumène,» figure de jeune homme , où il a exprimé la mol-» leffe , & qui devint fameufe par le prix de cent» talens qu’elle coûta. Il a fait aufli un Doryphore ,» où , dans un enfant, il a repréfenté la vigueur. Il» a fait la figure que les artiftes appellent Canon (la» règle ) : ils en étudient le deflin, ils en font pour