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Tome cinquième.
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» l’art une forte de loi. Enfin , Polyclète eft le feul» de tous les hommes que l’on regarde comme ayanto créé l’art par une production de l’art. Il a fait un» homme au bain qui fe frotte, & un autre nud , qui» propole une partie d’offelets •, deux enfans nuds qui» jouent aulîi aux oflèlets : on les nomme Aftragali-» ■[ontes : ils l'ont dans le palais de l’Empereur Titus..» La plupart regardent cet ouvrage comme 3 e plus» parfait. Il fit aulli un Mercure qui étoit à Lyfima-» chie , & un Hercule qui eft à Rome ; un brave qui» prend (es armes pour courir au combat, & un» Artemon qui fut furnommé Periphoretos , font aulli» de lui. On regarde cet artifte comme ayant perfec-» tionnc la cil’elure que Phidias avoit découverte.» C’elî lui qui a imaginé de faire porter les ftatues fur» une feule jambe. Varron écrit cependant que fes fta-» tues font quarrées , & qu’elles fe reflemblent prcfque» toutes «. Nous avons confervé dans ce pafl'age la tra-duction de’M. Falconet. On pourra juger qu’entre lesouvrages qui y font cités , ceux qui luppofent cettemollette qui tient à une facile exécution ne font pasde l’ancien Polyclète. On verra fur-tout que Pline,faifant Polyclète plus jeune que Phidias 1 , a confondul’un des Polyclètes d’Argos avec celui de Sicyone.

(30) Onatas d’Egine, travailla, conjointementavec Calamis, à une offrande faite à Olympie parDinomède pour accomplir le vœu d’Hiéron l'on pere,qui mourut 466 ans avant notre ère. Le char étoitl’ouvrage d’Onatas ; les jeunes gens qui le montoient& les chevaux étoient de Calamis. Ilne faut pas croirecependant que le talent d’Onatas fe bornât il fculpter

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