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Tome cinquième.
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dirent les talens. On pouvoir le regarder comme un roiproceéteur des artiftes, & fa proteélion leur înfpiroitl’émulation la plus vive, parce que de grandes récom-penfes attendoient leurs fuccès. II fit bâtir des temples ,creufer des ports , élever des théâtres , conftruiredes aqueducs, & tous ces édifices étoient décorés parles ordres avec la plus grande magnificence. Dansla foule d’artiftes qu’il employoit, il diftingua parti-culiérement Phidias, & le rendit l’ordonnateur &cl’arbitre defes grandes entreprifes. Ce que le Brun futfous Louis XIV, Phidias le fut fous Périclès.

Autant que l’on peut, juger un artifte dont on neconnoît pas les ouvrages, .& fut lefquels il ne refie quedes traits allez vagues qui nous ont été tranlmis pardes écrivains étrangers aux arcs , on peut conje&urerque Phidias fe diftinguoit fur tout par un cara&èrede grandeur. Il eft vrai-femblable que, fous le règned’Alexandre , des l'culpteurs le furpaSérent par la grâce,par une aimable mollefle, par des beautés qui appar-tiennent a l’exécution -, mais qu’aucun n’égala la fiertéde ce grand ftacuaire.

Toute l’antiquité fe plut à célébrer Ton Jupiter Olym-pien. Il difoit lui-même que l’idée de ce chef-d’œuvre—■ lui avoit été inl’pirée par ces vers d’Homère qui repré-fentent le maître des dieux ébranlant l’Olympe d’unmouvement de les noirs fo|ircils. Le dieu étoit aflisfur un trône; fa couronne im'ttoit des branches d’o-livier. li tenoit dans fa main droite une Vicloirad ivoire & d’or, ayant la tête jointe d’une bandelette,& furmontée d’une couronne -, dans fa gauche étoitfin lceptre brillant de l’éclat de tous les moraux , &furmonté d’un aigle. Le manteau du dieu étoit d’or,, Tome V t ' Q q

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