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Tome cinquième.
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& crurent qu’il étolt de leur honneur de préférer lamatière qui coûroit davantage. Peut-être ne fit-il demême qu’obéir, quand il chargea d’un trop gr«ndnombre d’ornemens quelques-uns de fes chefs-d’œuvre,ïl e_ft fouvent bien difficile à un artifte de réiîfter angoût erroné d’un Fenï homme qui l’emploie: il lui eltimpoffible de réfifter à celui-de tout un peuple.

Croiroit-on que les contemporains de Panifie qui pro-duifit les figures coloffales de Jupiter & de Pa)la.s, ad-mirèrent peut-être encore ^davantage de petits ouvragesqu’il fit en s’amufant su qu’ils lui demandèrent , telsque des poilfons , une cigale, une mouche ? Ces délaft’e-mens d’un habile homme ne pouvoienc avoir que lepetit degré de mérite dont des bagatelles font luf-ceptibles , & furent encore célébrées plttfieurs fièclesaprès la mort de l’artifte. On peut avancer que laplupart des hommes aiment le petit par goût, & ne fei-gnent que par vanité d’aimer le grand.

Phidias eut contre lui les ennemis que lui firentfes talens, & en même temps les ennemis de Périclèsqui perfe'cutoient le proteéleur dans la perfonne du pro-tégé. Ils l’accusèrent d’avoir louftrait une partie del’or qui droit entré dans la ftatue de Minerve : maispar le confeil de Périclès, il l’avoit appliqué demanière qu’on pouvoit le détacher, & il lui fut ailéde confondre fes accufaréurs. Cependant on allurequ’il finit fes jours en prifon.

-.Ou lit dans une déclamation de Sénèque leque les F.iéens n’obtinrent des Athéniens la permiiliond’appetler chez eux Phidias pour faire le Jupiter Olyin'picn, qu’à condition qu’ils leur rendroient ou cet artiftelui-même ou cent talens : mais que , l’ouyrage faht