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Tome cinquième.
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fur un feul pied, fut regardé comme un artifte hardi.Enfin, toutes les figures fe reffembloient entr’elles,parce qu’on n’avoit pas encore découvert par desétudes multipliées, l’extrême diverfiié des formes, ouplutôt parce que les artiftes n’avoient point encorel’adrefle d’exprimer toutes ces diverlïtés. Je croire laauffi qu’on poutroit attribuer à l'ancien Poiyclète cette "figure qu’on appelloit la règle -, car on a des preuveaque les anciens ont trouvé de bonne-heure les pro-portions au moins en longueur ; & quand les Grec*n'auraient pas eux-mêmes fixé ces mefures, ils leatrouvèrent établies en Egypte, dès qu’ils curentquelque communication avec cette contrée. Il ferokablurde de fuppoièr que les proportions furent trouvéespar un artifte qui vivoit dans la 87* olympiade, 43a,ans avant notre ère , & qui étoit par conféquenc pof-teneur à Phidias, puil’qu’il réfulteroit de cette fup-pofition que Phidias n’auroit pas connu les proportions.

Nous pouvons hardiment reftituer au Poiyclète d’Ar-gos la plupart des ouvrages que Pline attribue au Poly-clète de Sicyone , tels que ce Diadumène dans lequell’artifte avoit fu exprimer de la mollefle, qualitéqui tient à la plus belle exécution, & ce Doryphore,dans lequel il avoit reprérenté la vigueur ; car ce n’eftque dans un fiècle où l’art eft confommé, qu’il eftpoffible au même artifte d’exprimer deux earaélères fidifférens. Nous en dirons autant des deux enfans quijouoient aux oflelets ; car ce n’eft pas dans le tempsoù l’on ne fait faire encore que des figures quarrées,que Pon peut rendre'avec fuccès la nature enfantine,

& Pline ne nous laiffe pas ignorer qu’on admiroit encor®ces deux enfans dans 1® temps où il écrivoit. Enfin y