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Tome cinquième.
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ce brave qui prenoit Tes armes pour voler au combat^ne pouvoitêtre l’ouvrage du flatuaire qui, le premier,avoic oie faire porter (es figures fur un feul pied.

Croyons en même temps quec’eft du fécond Polyclèteque parlent les anciens, lorfqù’ils célèbrent la gran-deur & la dignité qu’il donnoit à fes ouvrages. Cescaractères appartiennent au temps où les grandes par*ties de l’art font déjà, connues, & où il confcrveencore l’auflérité.

L’un des chefs-d’œuvre de cet artîfle étoit à My~cène dans le temple de Junon : c’étoit la ftatue de ladéerto elle-même , en or & en ivoire , 8c d’une grandeproportion. On voyoit fur fa couronne les Saifons & lesGrâces ; d’une main elle tenoit une grenade, & del’autre un Iceptrei Au jugement des anciens, elle nele cédoir aux grands ouvrages de Phidias, que parcequ’elle étoit moins riche 8c moins colloffale.

Son Hercule, tuant l’hydre étoit' admiré du tempsde Cicéron ; l’aélion de cette figure exigeoit du mou-vement , 8c ne pourroit être attribuée à l’ancien Poly-clète, à celui dont la manière tenoit encore de la roideurque les Egyptiens donnoient à leurs ouvrages. Mais quifur-tout ne ré^nnoîtroit pas l’art perfectionné dans ladefeription que Cicéron nous a laifi’ec de fes deux cane-phores. C’étoit deux ftatues d’airain, d’ur.e proportionmédiocre, mais de la grâce la plus exquife; leur vête-ment , leur maintien rendoient témoignage à leurvirginité. Elles portoient fur la tête les choies facrées,à la manière des vierges athéniennes qu’on nommoitcanéphores. Les perfonnes même qui n’avoient aucuneidée de l’art, ne pouyoient le défendre d’en admirerla beauté.

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