Sa8 S C ü
&' les Grâces drapées. C’eft du moins l’opinion com-mune : mais il faut avouer que Paufanias s’exprime là-deiTus avec incertitude ; il n’affure pas que ces mor-ceaux fuffent l’ouvrage de Socrate le philofophe, ilrapporte feulement qu’on le difoit. Pline, fans parlermême du philofophe Sccrate, dit que les Grâces duPropylée font d’un Socrate & qu’on doute fi. ellesfont de Socrate le peintre ou d’un autre. Il ajoute qu’onne les admiroit pas moins que les ouvrages de Ménef-tme» Il eft permis de ccnjeéhirer qu’elles étoient d*Socrate le Thébain , ou du peintre Socrate, ou d’unautre artifte du même nom, & que Socrate le philofophes’étant fait une réputation, la conformité du nomlui aura fait attribuer ces ouvrages auxquels il n’avoiceu aucune part. Il abandonna de très-bonne heure lafculpture pour fe livrer aux fpéculations philofophiques,& il eft difficile de croire qu’il ait pu faire dans lesarts, qu’il pratiqua fi peu de temps, des ouvragesdignes d’admiration.
( 51 ) Ménestkate; nous ne le plaçons ici que parc»que nous venons de le nommer au lujet de Socrate;car d’ailleurs rier. ne nous indique fon âge. Pline dit-feulement qu’on admiroit de lui un Hercule, & uneftatue d’Hécate, qui étoit dans le temple de Diane,à Ephefe.
(ja) PythA6ore de Rhegiumeft compté par Plineentre les contemporains de Polyclete, & rapporté à 1 *87 e olympiade , 431 ans avant notre ère: mais il de-voit être beaucoup plus ancien puifque, au rapportde Paufanias, il avoit appris fon art de Glearque , élève