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d’Euchir de Corinthe. On voyoit de lui à Olympie,la ftatue du Pancratiafte Leontifcus , qui ne prenoit pasla peine de renverfer fes adverfaires, & fe contentoitde leur brifer les doigts dans fes mains, les obligeantainfi, par la force de la douleur, à fe déclarer vaincus.Pline dit que Pythagore de Rhegium, & un autrePythagore de Leontium, furpafsèrent Myron ; ce quidoit faire fuppofer qu’ils étoient un peu plus jeunesque cet artifte ; il parle d’un troifième Pythagore quidtoit de Samos, & il peut bien avoir confondu l’âgede celui de Rhegium avec le temps où parut l’undes deux autres. Je crois qu’il faut attribuer au plusancien des troisce qu’il dit du fécond , qu’il exprimale premier les nerfs & les veines, & qu’il rendit lescheveux avec plus d’art qu’on ne l’avoit fait jufqu’àlui. Il eft vrai qu’on pourroit admettre que l’art derendre les cheveux a fait des progrès après le tempsde Phidias ; car cette partie tient à une adrefled’exécution , que les modernes décorent du nom degoût,& qui n’appartient pas aux temps où l’art s’exerçoitavec la plus grande auftérité. Il eft poffible aufli que«e ne foit qu’après Phidias qu’on fe foit avifé d’exprimerles veines ; elles font du nombre de ces détails infé-rieurs que négligeoient des artiftes qui ne chèr-choient à exprimer que les grandes parties & à lesrendre plus grandes encore : furtout, comme nous1 avons dit, en n’èxprimoit pas les veines dans lesfigures des dieux, parce qu’ils n’avoient point defang. Je ne dirai r -, en de ce que Pline appelle lesneifs , parce qu’il faudroit favoir ce qu’il entend parce mot. M, Falconet le traduit par tendons , & croits agit des parties tendineufes, des attaches &
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