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Tome cinquième.
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(Si)Ceîhissodore , ou plutôt Cepkijfodoce. Il y eutplufieurs fculpteurs dé ce nom. L'un contemporain dePraxitèle, commença à fleurir quelques années avant cégrand ftatuaire, c’eft à dire, dans la loi’ olympiade.

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L’autre étoit fils de Praxitèle , & le montra le dignehéritier du talent de foh pète. On voyoit de lui à Per-

game un grouppe qui parole avoir été diftingué par le

fentimeht de la chair. Cette partie de l’àrt, qui en faicrclïembler les productions à la nature, n’eft pas unede cëll'és qui fe trouvent les premières. Les premiersarriûes qui s'élèvent à la perfeCtion confervent unftyle auftère qui ne s’accorde pas avec cette aimablefnolleffe. Les anciens ont remarqué que Praxitèleavoit mis, dans fes ouvrages , plus de vérité que fesprédécelïeurs, & Ton fils marcha fur fes traces. On voyoitde lui à Rome , au temps de Pline, une Latone dans letemple du mont Palatin , une Vénus dans les monu*mens d’Afinius Pollion , & unEfcuJape& une Diane,dans un temple de Junon. Je ne fais fi c’eft: de ce mêmeCéphifiodote qu’on admiroit une Minerve liir le portd’Athènes, un Mercure nourriflant Bacchus encoreenfant, un orateur tenant la main élevée , & les deuxcouftifanes Anyta & Myro. Il y eut un ^troifiètu*Cephifïbdote qui ne fleurit que dans la 12.0' olympiade.Je né déciderai pas ft c’eft à ce dernier, ou au filsde Praxitèle, que Pline attribue des ftatues de philo-

(62) Hypatodorè, que Pline range fous la même

époque que le premier Céphiffodote, paroît avoir étéun très-habile artiftç, quoiqu’on n’ait confervé lefouyenir que d’un petit nombre de fes ouvrages. Pan

Tome V.

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