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fanias parle d’une ftatue de Minerve, en bronre,qui é:oit placée dans un temple de cette déefle , àAHphère en Arcadie, & qui ne méritoic pas moinsd’attacher les regards par fa beauté que par fa grandeur.On voy-oic (ôuvent dans l’antiquité plufieurs artiftes affo-cier leurstalens. C’eft atnfi qu’à Delphes, les ftatue*des chefs devant Thèbes, avoient été faites en com-mun par Hypatodore, 8 c un Ariftogiton dont on nefait rien de plus. Près de ces figures héroïques étoitle char d’Amphiaraüs, monté par Bâton, cocher &parent de ce prince.
(63) Pamphiie. Tout ce que nous favons de ceftatuaire, élève de Praxitèle , c'eft qu'un de fes ou-vrages, repréfcntanc Jupiter Hofpitalier, faifoit partiedes monumcns qu’Afinius Pollion s’étoit plu à raflem-bler. On peut préfumer que ce Romain n’avoit faitapporter de la Grèce que des ouvrages diftingués.Mais comme, de tout temps, on a pu tromper lesriches amateurs, cette préfomption prouve peu de chofeen faveur de Pamphiie.
(64) Euphranor eft placé, fur la foi de Pline,entre les contemporains de Praxitèle. Nous avons mani-fefté nos doutes fur la jufteffe de cette époque à l’ar-ticle Peintre ; car Euphranor étoit à la fois peintre&fculpteur. a II y a de cet artifte, dit Pline, (tra-» duâion de M. Falconet) un Paris eftimé, en ce» qu’on y reconnoît tout enfemble & le juge des» déeflès, & l'amant d’Hélène, & le meurtrier d’A-» chille. Il y a de lui à Rome une Minerve , qu’on» appelle Carulienne , parce qü’elle a été dédiée au
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