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» voit au même endroit une Vénus nue, fupérieure» même à la fameufe Vénus de Praxitèle, & qui,» pourrait illuûr&r quelqu’autre lieu que ce fût où elle» ferait placée. A la vérité, elle eft comme perdue» à Rome dans le nombre immenfe d’ouvrages que» renferme cette ville, où la multitude des devoirs» & des affaires ne permet à perfonne d'examiner ces» fortes d’objets. Il faut du loifir, & le filence d’un» lieu tranquille, pour fe livrera lîadiniration conve-» nable à de tels ouvrages. Audi ignore-t-on l’auteur» de la Vénus que l’Empereur Vefpafien a confacrée» dans le temple de la Paix qu’il a procurée à l’Em-» pire. Cette flatue eft digne de la réputation des» anciens fculpteurs- On eft également incertain fi la« Niobé mourante avec fes enfans , dans le temple» d’Apollon Sofien , eft de Scopas ou de Praxitèle ;» & fi le Janus apporté d’Egypte , qu’Augufte a con-» facré dans le temple de ce Dieu , & qui eft aéluel*» lement caché par l’or, eft de l’un ou l’autre de ces» deux fculpteurs. On a la même incertitude fur le» Cupidon tenant un foudre dans les portiques d’Oc-» tavie : ce qu’on allure , au moins , c’eft que fa» figure eft celle qu’Alcibiade avoit au même âge ».
1 Nous n’avons fait que tranfcrire la traduction deM. Falconet. Ce favant artifte, dans une note, arelevé la contradiélion de Pline qui, après avoir ditque la Vénus de Praxitèle étoit la plus belle qui fûtaumonde, in toto orbe terrarum, affirme ici que cellede Scopas lui étoit fupérieure en beauté , Praxiteliamillam antecedens. iV. Broder, dans fon édition dePline, a voulu fauvcr cette contradiélion. Il a cruque le mot antecedens marquoit ici une priorité de
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