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temps, & non une fupériorité de beauté; que Pliimavoit voulu dite feulement que la Vénus de Scopas,artifte qui vivoit dans la 87^ olympiade, étoit plusancienne que celle de Praxitèle, qui florifloir dansla 104 e . Mais puifqu’il eft. prouvé que Scopas a tra-vaillé avec Praxitèle au maufolée, on ne peut lui fauverune contradiélion qu’en lui attribuant une faute dechronologie , faute qui lui eft épargnée par l’heureufeconjeélure de M. He.yne. Voyez les œuvres diverfesconcernant les arts , par M. Fa uoSït, éditionde 1-767 , tom. a, p. $0.
Puifqu’il eft certain que Scopas étoit contemporainde Praxitèle, une conje&ure de Winckelmann tombed’elle-même. Il prélume que ft la Niobé qui exifteencore , eft celle dont Pline fait mention, elle eftl’ouvrage de Scopas & non de Praxitèle ; il croit;que la fimplicité de la draperie des filles de cettemalheureufe mère favorife cette opinion , parce qu’elleindique un genre de travail plus ancien. Mais le tra-vail de Scopas , contemporain de Praxitèle, ne dévoiepas tenir à un ftyle plus ancien que celui de ce fta-tuaire.
Il fait fur la Niobé d’autres obfervations que nousnous permettrons de placer ici , quoiqu’elles foientétrangères à Scopas. Il regarde les figures qui fontaujourd’hui dans le jardin de Médicis, comme des copiesantiques de ftatues faites dans un temps antérieur àPraxitèle , & dans lefquelles le copiftç s’eft impoféde fuivre le ftyle des originaux. On a vu à Rome,ajoute-t-il, une autre Niobé de la même grandeur& dans la même attitude, & l’on en conferve encoreune têt-e en plâtre. Elle porte le caraftère d’un ftyle.