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rentes parties entt’elles : c’eft ce que les Grecs nom»moient fymmitrie. On peut croire que Lyfippe étudiaces proportions par rapport à la grâce ; il refpe&a cellesque les anciens avaient établie* pour ta longueur desparties ; mais il en diminua la largeur, & fut plusfvelte que les anciens. On pourroit aufli appliquer lafymmétrie au balancement réciproque des parties, &alors elle tiendroit à la compolîtion des figures. Nousvenons de chercher à interpréter , à commenter lesparoles de Pline s mais nous ne fommes pas aflurésd’en avoir bien faifi le fens. Il a parlé de l’art avec«bfcurité, parce qu’il n’en avait pas des connoiffancesaflez nettes, afTez étendues, <Sc l’on ne peut pas êcratoujours aflurc qu’il fe foit bien entendu lui-même.
Oa pourroit s’en tenir à penfer, avec Winckel-mann, que les prédécefTeurs de Lyfippe , en cher-chant l’idéal, s’étoient trop écartés de la vérité, &que Lyfippe s’en rapprocha. On pourroit ajouter aufliqu’il s’appliqua davantage à rendre fes figures élé-gantes , & qu’il eut plus de facilité, de goût & delégèreté dans l’exécution.
Alexandre ne permettolt qu’à Apelles de le peindre,à Lyfippe de le fculpter. Le privilège exclufif qu’ilaccordoit à ces artiftes feroit un foible témoignagede leurs talens, fi toute l’antiquité ne s’étoit accor-dée à célébrer leurs ouvrages. En effet on faitqu’Alexandre payoit chèrement les méchans vers parlcfquels un mauvais poète , nommé Chérilus, fe pro-posât de l’immortalifer. Aflurément un prince quilifoit aflîdumcnt Homère, & qui tenoit les ouvragesde ce poète renfermé dans un coffre précieux , fousle chevet de fon lit , devoit fe contioître mieuxTome y, I: