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en vers qu’en peinture & en fculpture : & puifqu’ilne dédaignoic pas d’honorer un mMërable verfificateur,il pouvoir , à plus forte raifon, eftimer de mauvais«artiftes. *
Quoique Lyfippe ait repréfenté bien des foisAlexandre, & que fes ouvrages aient été fans doutemultipliés par des copiftes , on ne connoît qu’unefeule ftarue de ce conquérant. C’eft, dit Winckelmann,celle que pofsède le Marquis de Rondinini à Rome.Il eft repréfenté nud , à la manière des héros Grecs.Ses cheveux font difpofés comme ceux de Jupiter,dont il prétendoit être fils ; c’eft-à dire qu’ils fontrelevés & retombent par ondes à différens étages. Onpeut croire , ajoute l’antiquaire , que c’eft fyfippequi l’a repréfenté le premier avec ce earaélère, pourlui donner quelques traits de reflemblance avec lemaître des Dieux.
Plinè parle d’un Jupiter coloflal que ce ftaruairefit pour les Tarentins. On afluroit que l’artifte avoirfi bien obfervé la jufteffe de l’équilibre dans cetteénorme figure , qu’un feul homme pouvoit de lamain lui imprimer du mouvement; cependant aucunouragan ne pouvoit le renverfer. I.’artifte avoitprévenu cet accident, en oppofant une colonne placéeà peu dë diltance de ce monument, du côfé où ilétoit fur-tout n’écefiaire de rompre le vent. La gran-deur de ce coloiie, la difficulté de le déplacer empê-chèrent Fabius Verrucofus de l’enlever , quand iltranfporta du même lieu l’Hercule qu’on voyoicau Capitole.
Une épigramme de l’Anthologie nous apprend queLyfippe avoir fait un Hercule dans la douleur; il j’atfli-
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