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Tome cinquième.
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l’oncle. D’ailleurs tout ce qu’on fait de Softrate, c’eftqu’il avoit fait avec Hecatodore une ftatue d’airain deMinerve confacrée dans la ville d’Aliphère.

(78) Apoilodore, trop ami de l’extrême exaéti-tude & de la plus grande correélion, fe jugeoit lui-même avec la févérité d?un ennemi. Ne puuvant par-venir à exprimer l’idée de perfeélion qu’il avoit con-çue, il brifoit des ouvrages parfaits, & les emporte-mens contre fes propres produâions le firent fumommerl’infenfé. Il paroît qu’il ne travailloit pas le marbre, &qu’il ne faifoit que des modèles deftinés à être fondusen bronze.

(79) Sixauior d’Athènes avoit fait le portrait duftatuaire dont nous venons de parler. 11 exprima furle bronze les emportemens ordinaires de cet artifte,& Pline dit que ce morceau reptéfentoit moins unhomme que la colère ejle-même. On célébroit l’Achillede Silanion ; il paroît que fon infpeûeur des jeux exer-çant des athlètes étoit aufiî un morceau remarquable.On en peut dire autant de fa Sapho, puifqu’il efttrès-probable que c’étoit cette ftatue qui avoit étéenlevée par Verrès ; il avoit fait aufli celle de Corinne.Sa Jocafle mourante devoir être un beau morceau d’ex-preflton. Les Athéniens donnoient à Silanion le mêmeran g entre les ftatuaires qu’à Parrhafius entre lespeintres; c’eft dire afTez qu’ils le regardoient commeun artifte du premier rang.

Il ne travailloit qu’en bronze , & le nombre des ar-tiftes en ce genre étoit confidérable. Cependant il n’eftvenu jufqu’à nous qu’un très-petit nombre de leurs