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ouvrages, quoiqu’ils fuflent bien plus capables que ceuxen marbre de braver les outrages du temps : mais lebronze excite la cupidité; on a détruit des chefs-d’œuvrepour en faire de vile monnoie; & l’on ne peut endétruilant le marbre, en tirer que de la chaux.
(80) Euthyckate, fils de Lyfippe, imita plutôtl’afliduité que l’élégance de (on père. Il aima mieuxen impofer par un fbyle aufbère que fe faire des parti-fans par un fbyle agréable. On dilbinguoit entre fesouvrages un Hercule, à Delphes, le chaffeur Thefpis,les Mules révérées à Thefpies, la fbatue de Trophonius,plufieurs figures de Médée fur des quadriges, un chevalmufelé, des chiens de chatte ; la fbatuede Mnéfarchis>femme éphéfienne, celle de la conrtifane Anyta qu’ilfit en fociété avecCephifodote, enfin celle d’une fillenomméePanteuchis, enceinte des fuites d’un viol. Appa-ramment que l’outrage qu’elle avoit reçu lui avoitdonné de la célébrité.
(81) Euthychide de Sicyone étoit élève de Ly-fippe. Il avoit fait la fbatue de l’Eurotas, & Pline ditque cette figure étoit plus coulante qne les eaux mêmesdu fleuve. On louoit aufii un Bacchus de cet artifbequi faifoit partie des monumens raffemblés par AfiniusPollion. On n’efbimoit pas moins fa figure de la For-tune. Une épigramme de l’Anthologie nous apprendqu’il avoit fait un dieu des jardins. Les éloges des poètesne font pas toujours un témoignage affuré du mérited’un ouvrage; mais ils en confbatent ordinairement lacélébrité. Entre les ouvrages d’Eutychide, ont remar-quoit une fbatue de Démefbhène,