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les différentes parties de leur art, fans en porter aucuneà ce dégré qui donne de la célébrité : Us tiennent pen-dant leur vie, un rang honorable entre les artiftes; ilsfont même quelquefois oppofés par leurs contemporain*à des hommes qui leur font bien fupérieurs; mais lapoftérité oublie bientôt leurs noms, ou ne le les rap*pelle qu’avec indifférence. On pourroit dire qu’ils fontplutôt deffinés à loutenir la continuité des écoles, &à en remplir les lacunes, qu’à faire la gloire de l’art.On voyoit de Cantharus, à Olympie, la flatue d’uncertain Alexinicus d’Êlide, qui, dans les combats de*«nfans , avoir remporté le prix de la paleftre»
{90) Agesander, l’un des auteurs du fameuxgrouppe du Laocoon, & même, vraisemblablement,le principal auteur de ce chef-d’œuvre, puifqu’il eftnommé avant Polydore & Athénodore qui ont con-couru avec lui à produire ce bel ouvrage. On faitque ces artiftes étoient de Rhodes; mais ce n’eû quepar conjeélure que quelques favans les rangent entreles artiftes qui ont vécu dans le beau iiècle d’A-lexandre. Ces favans ne peuvent fe perfuader- qued’autres fiècles, moins célèbres dans l’hiftoire del’art, aient vu naître des artiftes capables d’une telleproduélion.
Cependant Mengs loin de foutenir que c« groupp»appartienne au ftècle brillant d’Alexandre, n’ofe mêmeaffurer que ce foit celui dont Pline a parlé. Le groupp*que Pline avoit fous les yeux ctoit, ou lui paroiflbic être,d’un lêul bloc; celui que nous poffédons eft de plu-fieurs morceaux. Et d’ailleurs, ajoute-t-il, quand ceferait le même dont Pline a fait l’éloge, fait-on s’ii