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Tome cinquième.
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n’a pas été fait fous 1 e règne de Titus, & fi ce n’cffpas pour cette raifon qu’il en parle avec tant d’ad-miration, & en même temps avec fi peu de connoiflance,puifqu’après avoir dit que c’eft un ouvrage auquel onne peut rien préférer en peinture & en fculpture, ilfe contente de célébrer les nœuds que forment lesferpens 1

Il ell cependant bien difficile de douter que le grouppedu Laocoon, dont Pline a parlé, 8 c qui étoit dansle palais de Titus, ne fût le même qu’on voit aujour-d’hui à Rome, & qui a été trouvé dans un fallon quifailoit partie des thermes de Tkus. Cette d. couvertes’eft faite fous le pontificat de Jules II.

Le bras droit n’eft qu’en terre cuite, dit Winckel-mann, & c’eft leBerninqui l’a rellauré. Michel-Angeavoit été chargé de cette reftauration, & avoitdéjadégrofli ce bras en marbre. Le mouvement qu’il luiavoit donné étoit tourmenté & ne pouvoir être celuide l’original. On voit aujourd’hui ce bras aux piedsdelà figure. Il eft entortillé de deux ferpens, & dévoiefe recourber par-deflus la tête.

(91) GiVCONjfi le mérite du Laocoon fuffifoit poureo faire placer les auteurs dans le beau fiècle d’Alexandre,il faudroit aulfi ranger entre les artiftes du mêmefiècle, Glycon que l’on fuppofe l’auteur du célèbreHercule Farnefe. Il faudroit aufli regarder comme desouvrages de cet âge l’Apollon du Belvedère, & la Vénusde Médicis. Toutes ces conjeûures portent fur de tropfoibles appuis pour que l’on doive s’y arrêter.

(92) Xihophii.e : nous plaçons iei cet artifte fans