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Tome cinquième.
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majefté, que la plupart des objets qui l’environnentlui paraîtront confidérablement diminués.

Ce que le génie du fculpteur peut créer de plusgrand, de plus fublime, de plus (ingulier, ne doit êtreque l’exprelïïon des rapports poflibles de la nature,de fes effets, de fes jeux, defes hazards : c’eft-à-dire ,que le beau, celui même qu’on appelle idéal , enfculpturt , comme en peinture, doit être un réfumé dubeau réel de la nature. Il exifte un beau effentiel,mais épars dans les différentes parties de l’univers.Sentir, aflembler, rapprocher, choifir, fuppofer mêmediverfes parties de ce beau, foit dans le caraélèred’une figure, comme l’Apollon, foit dans l’ordonnanced’une compoficion, comme ces hardiefles de Lànfranc,du Corrège, de Rubens & des autres grands compo-fiteurs, c’ell montrer dans l’art ce beau qu’on appelleidéal, mais qui a fbn principe dans la nature.

La fculpturc eft fur-tout ennemie de ces attitudesforcées que la nature défavoue, & que quelques ar-tiftes ont employées fans nécelfité, & feulement pourmontrer qu’ils favoient fe jouer du deflïn. Elle l’eftégalement de ces drapperies dont toute la richefle eftdans les ornemens fuperflus d’un bizarre arrangementde plis. Enfin, elle eft ennemie des contraftes troprecherchés dans la compofition, ainfi que dans la diftri-bution affeélée des ombres & des lumières. En vainprétendroit-on que c’eft la machine : au fond ce n’eftque du défordre, & une fuite certaine de l’embarrasdu fculpteur & du peu d’aftion de fon fujet fur foname. Plus les efforts que l’on fait pour nous émouvoirfont à découvert, moins nous fommes émus. D’oùil faut conclure, que moins l’artifte emploie de moyen*