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r«n exactitude qu’une louange auffi froide que la ref-femblance, & l’ame du fpeûateur n’en feroic pointémue. C’eft la nature vivante, animée, paflionnée,que lefculpteur doit exprimer fur le marbre, le bronze,la pierre.
Tout ce qui eft pour le Iculpteur un objet d’imi-tation, doit être pour lui un fujet continuel d’étude.Cette étude éclairée par le génie, conduite par le goût& la raifon, exécutée avec précifion, encouragée parl’attention bienfaifante des fouverains, & par les con-feils & les éloges des grands artiftes, produira deschefs-d’œuvre femblables à ces monumens précieujfqui ont triomphé de la barbarie des fiècles. Ainft,les fculpteurs qui ne s’en tiendront pas à un tribut delouanges d’ailleurs fi légitimement dû à ces ouvragesfublimes, mais qui les étudieront profondément, quiles prendront pour règle de leurs produ&ions , ac-querront cette fupériorité que nous admirons dans lesltatues grecques. S’il étoit permis d’en citer pourpreuve les ouvrages de nos fculpteurs vivans, il s’entrouveroit dans Paris, dans les jardins de Choifi (i),& dans ceux de Sans-Souci (z).
Non feulement les belles ftatues de l’antiquité ferontnotre aliment, mais encore toutes les produélions dugénie, quelles qu’elles foient. La leélure d’Homère,ce peintre fublime, élévera l’ame de l’artifte, lui im-primera fi fortement l’image de la grandeur & de la
(0 Une ftatue de l’Amour, par Bouchardon.( a ) Un Meitufe & uns pv M, Pigalle,