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Tome cinquième.
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foumife à desloix particulières, qùi doivent être confiutfde l’artifte, pour qti’ùl n’ofe ni les enfreindre, nî lesétendre' au-delà de leurs limites.

Ce feroit trop étendre ces loix , fi on difoit que lafçulpture ne peut fe livrer à l’elfor dans fes compo-fitions, par la contrainte où elle efl de fe foumettraaux dimenfions d’un bloc de marbre. Il ne faut quevoir ie Gladiateur & l 'Ât niante; ces figures grecquesprouvent affez que le marbre obéit, quand le fculpteurfait lui' commander.

Mais cette liberté que le fculpteur a, potif arinfi dire^ $de faire croître le marbre, ne doit pas aller jul'qu’àembarraffcr les formes extérieures de fes' figures pardes détails excédans & contraires à l’aâion & aumouvement repréfentés. Il faut que l’otivrage, fedétachant fur un fond d’air, ou d’arbre, ou d’archi--tëchire ,• s’annonce fans équivoque du plus loin qu’ilpourra fe diflinguer. Les lumières & les ombres }largement diftrîbuées, concourront au fil à déterminerles principales formes & l’effet général. A quelquediftance que s’apperçoivent l’Apollon & le Gladiateur,leur aélion n’efl point doutdufe.

Parmi les difficultés-de la fiulpture , il en efl unefort connue, & qui mérite les plus grandes attention»de l’artifle ; c’efl: l’impoffibilité' de revenir fur lui-même lorfque fon marbre efl dégrofii , & d’y fairequelque changement effentiel dans la comp'ofition oudans quelqu’une de fes parties : raifon bien fortepour l’obliger à réfoudre fon modèle , & à l’arrêterde manière qu’il puiffe conduire fiîi ement les opérationsdu marbre. C’efl pourquoi, dans de' grands ouvrages,îa plupart des fculpteurs font leurs modèles , ou tes