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ébauchent du moins, fur la place où doit être l’objet.'Par là ils s’affurènt invariablement des lumières ,des ombres’ & du jufte enfemblè de l’ouvrage , quiétant compofé au jour de l’attelier, pourroit y faireun bon effet , & fur la place un fort mauvais.
Mais cette difficulté va plus loin encore. Le modelébien arrêré , je fuppofe au fculpteur un inffant d’affou-pifTement ou de délire. S’il travaille afors , je lui voiseftropicr quelque partie importante de fa figure , encroyant fuivre & même perfectionner fon modèle. Lelendemain , la têre en meilleur état, il connoît ledclbrdrc de la veille , fans y pouvoir remédier.
Heùreux avantage de la peinture Elle n’cfl pointaffujétic à cette loi rigoureufe. Le peintre change,corrige, refaità fon gré fur la toile; au pis aller , iliaréimprime, ou il en prend une autre: Le fculpteurpeut-il ainft difpofcr du marbre ? S’il falloir* qu’ilrecommençât fon ouvrage , la perte du ‘ teins , lesfatigues & 16s dépenfes , pourroient-ellcs fe compareravec celles du Peintre?
‘De plus - , fi le Peintre a tracé des lignes juffes,établi des ombres' 8z des himièt'es à propos, r.ti afpeSou un jour different , ne lui rivira pas entièrement léfruit de fon intelligence & de (es foins. Mais dansun ouvrage de fculpture , compofé pour produire deslumières & de? ombres harmoniéufcs , faites venir déla droite le jour qui venoit dé la gauche, ou d’en bascelui- qui venoit d’en haut ; vous ne trouverez plusd’effet , ou il n’y en aura que de défagrêables, fiEArtifte n’a pas fu en ménager pour les différentJours. Souvent aufli, en voulant accorder toutes lesvues de fon ouvrage , le fculpteur rifique de vraibs